Média, média…raconte-moi une belle histoire.

20 Fév

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Le marketing social nous en fait voir de toutes les couleurs . C’est pour cette raison que l’on tente, de plus en plus, de dénoncer le « marketing washing ».

En effet, un bon nombre d’entreprises s’allient de manière innapropriée à des causes, et ce,  principalement pour des fins promotionnelles. Depuis les 5 dernières années, combien d’entres elles se sont associées avec la Fondation du Cancer du sein? Toutes proclaments haut et fort qu’une partie du montant des ventes sera remis à la fondation. Mais ne nous leurrons pas, l’objectif principal dans ce type de stratège est sans contredit l’augmentation des ventes de produits. Prenez seulement quelques secondes pour y penser. Combien croyez-vous qu’une entreprise doit débourser pour développer des produits aux couleurs de la cause qu’elle appuie et, ensuite, créer une campagne de communication-marketing pour en augmenter la visibilité? Probablement beaucoup plus que l’argent qu’ils fournissent en dons. Et ces fameux produits ne contiennent-ils pas, pour la majorité, une grande quantité d’ingrédients cancérigènes? Ironique, n’est-il pas?

Si vous voulez avoir un exemple concret de ce type de pratique sur notre marché, je vous invite à consulter le site de J.E., qui a traité du marketing vert durant la fin de semaine du 18 février 2012, et à visionner la bande-annonce du documentaire l’Industrie du Ruban Rose, paru le 3 février 2012 :

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Et les concours dans tout ça?

L’apparition des réseaux sociaux a contribué à renforcir la tendance du marketing social grâce à la facilité d’accès par laquelle les entreprises peuvent rejoindre la population. Facebook et Twitter, par exemple, sont d’excellentes plateformes qui permettent de communiquer avec un bon nombre de donateurs potentiels. Quant aux concours, ils représentent un moyen alternatif qui ne nécessite aucun (ou presque!) investissement, et ce, peu importe l’industrie. De plus, plusieurs compagnies semblent avoir trouvé la recette magique : mettez petite dose d’argent, ajoutez de bons arguments pour convaincre un artiste populaire de se prêter au jeu ou encore, allumez la petite flamme de pitié en chacun de nous, (bien mélanger et…Tadam!) les voilà avec une grande visibilité qui suscite l’intérêt de la population.

En fait, ce n’est plus un secret, le public aime voir des vedettes et encore plus lorsqu’elles se retrouvent dans des situations embarrassantes. Alors, pourquoi ne pas utiliser ces « victimes » pour s’assurer d’une plus grande viralité, comme l’a si bien fait le restaurant Steak Frites St-Paul? Le restaurant montréalais a mis sur pied, au cours des mois de janvier et de février, le concours Facebook « Quelle personnalité sert le mieux sa cause » où des personnes connues devaient s’improviser en tant que serveurs et mémoriser  les commandes d’une table comptant plus de 6 convives. Le gagnant du meilleur vidéo, jugé sur la base du nombre de « like »,  remettait 5000$ à l’organisme à but non-lucratif (OSBL) de son choix.

Même le gouvernement québécois s’est mis de la partie en organisant « Le dépôt direct pour la bonne cause ».  La RRQ (Régie des Rentes du Québec) souhaite inciter la population à adhérer au dépôt direct des versements du Soutien aux enfants. Pour chaque abonnement, il versera 0.50$ à un OSBL participant au bien-être des enfants. L’organisme, déterminé selon le choix du gagnant et répondant à des critères bien précis, se verra remettre l’argent recueilli jusqu’à une somme maximale de 5000$.

Jusqu’au 17 février 2012, la population avait la possibilité de gagner des billets, grâce à la station 91.9 rythme FM, pour un spectacle-bénéfice coanimé par Laurent Paquette et Alain Choquette, au profit de l’organisme St-Vincent-de-Paul de Québec (luttant contre la pauvreté).

Que de bonnes intentions direz-vous? En plus de permettre d’aider la communauté et d’améliorer la conscience sociale des dirigeants, l’organisation de ce type de concours permet, en autre, de créer une couverture de presse très favorable pour l’image de la compagnie.

MAIS…

La moralité qui justifie ce type de concours laisse parfois sceptique. Selon vous, est-il éthique que le gouvernement pousse la population à adhérer à un de ces programmes en utilisant la condition des enfants comme incitatif?

De plus, plusieurs pratiques utilisées dans ces concours sont illégales et contournent les règlements de Facebook. Pour plus de détails, je vous invite à aller lire « m’aimes-tu un peu, beaucoup ou passionnément ? ».

Et donc, ne nous laissons pas endormir par ces jolies berceuses. Malheureusement, comme nous avons pu le constater, ce n’est pas toutes les entreprises qui sont dotées d’une honnête mentalité philantropique.  Avant de donner votre argent, ou de vous engager psychologiquement; prenez un peu de votre temps pour essayer de déterminer les motivations réelles qui animent ces entreprises.

Christine

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